Dos à dos avec un hérisson

Dans le cadre de notre enquête sur le monde du rire, Diane Oomen s’en est allée voir de plus près ce qu’il en était du Yoga du Rire. Elle a donc posé ses spasmes sur la pelouse du palais du Pharo, à Marseille.

Du vent. Une vue superbe. Un gazon bien vert. Le palais du Pharo, à deux pas du vieux port de Marseille, accueille neuf paumés autour d’un drôle de bonhomme, Éric Amoudru, l’animateur – délivreur du Yoga du Rire.
Pourquoi, en ce beau dimanche de novembre, nous voilà plantés, là, au milieu du parc? Nous devrons nous taire, écouter, lâcher prise et jouer le jeu. Tout un programme.
Nous nous échauffons, et zou. En avant. Direction le rire et ses bienfaits sur la santé.

Première étape, le rire de l’ascenceur. Face à face, nous montons et descendons. Le rire suit notre cadence.
Puis s’ensuit le rire de l’escargot. Et là, nous comprenons enfin pourquoi l’on dit que le ridicule ne tue pas. Les mains au-dessus de la tête, nos doigts imitent les antennes des gastéropodes. Un malheur n’arrivant jamais seul, nous voilà désormais transformés en grenouilles. Nous courons les uns derrière les autres. Pour finir en beauté ce bestiaire, nous nous glissons dans la peau du hérisson. Nous sommes dos à dos, frottant nos piquants. Et nous pouffons de rire.
Et zut. De 9 nous voilà 209. Une grappe de gens, fraîchement débarqués d’un mariage voisin survolé par un drône, nous demande de nous pousser. Vite fait, bien fait. Nous voilà sur le bord de la pelouse, pourtant si vaste. Les 200 sont en liesse. Ils tirent des feux de Bengale qui répandent une poudre orange fluorescente.

Cela ne nous empêche pas de clôturer la séance. Nous nous allongeons en étoile sur l’herbe tendre. Nous écoutons notre rire intérieur et extérieur. Si ça nous chante, nous les laisserons déborder de la « fontaine du rire » comme la nomme Éric, notre guide du jour.

DIANE OOMEN